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Publié le 28 août 2013 à 20 h 49 min | par Richard

Dimitri Chostakovitch Symphonie n°10 Direction Mariss Jansons SACD

La dixième symphonie de Dimitri Chostakovitch, oeuvre libératoire  en réponse de la trop connue cinquième symphonie, décrit l’ambiance de l’après Staline, vestige de la guerre froide. Constat du climat d’après guerre, cette oeuvre la plus aboutie qui soit, devrait être dans toute bonne discothèque.

D’une écriture engagée et prodigieuse Dimitri Chostakovitch a embrassé son époque, écrivant une musique puissante et dramatique, résistant tant bien que mal à  l’oppression stalinienne, frôlant la mort ou la déportation dont il échappera par une chance inouïe en 1937.

Dimitri Chostakovitch laissera son empreinte à jamais et se révèlera aussi un précurseur de la musique de film moderne (Hamlet et le roi Lear de Kozintsev), au même titre que Bernard Hermann (Fahrenheit 451, Taxi Driver, le jour où la terre s’arrêta, et bien d’autres).

Il arrive parfois en musique que l’on touche au miracle et au divin d’un point de vue technique et interprétation. Il existe pléthore d’enregistrements de la dixième symphonie avec plus ou moins de bonheur. Des références historiques slaves aux plus récentes prises de son occidentales, il manquait des œuvres plus récentes avec un enregistrement plus en relation avec la modernité de la haute définition, respectant mieux cette oeuvre géniale.

Le chef d’orchestre Mariss Jansons a réussi ce petit miracle aidé du Royal Concertgebouw Orchetra, un des meilleurs orchestres au monde. Ce SACD est enfin l’enregistrement que tout le monde attendait. Superbement capté en concert public au sein d’Amsterdam, cette symphonie majeure est un délice technique ravivant la curiosité de celui qui a trop écouté les versions de référence de Mravinsky ou Haitink par exemple.

Moins en puissance que les autres versions, on reconnaît la subtilité et le timbre inimitable du Concertgebouw Orchestra donnant un éclairage différent et très habile.

D'un point de vu technique :

L’ambiance est là, aérée avec cette captation en haute définition rendant grâce aux cordes du prestigieux Orchestre d’Amsterdam.

Moins exubérante dans l’interprétation que d’autres versions, l’orchestre est là en long et en large et les audiophiles ayant investi de lourdes sommes dans des enceintes de gros diamètres pourront exploiter avec aisance les bas fonds de leurs hauts parleurs de grave avec une épaisseur dans l’image sonore, jouissive.

L’élégance naturelle du Concertgebouw-Orchestra, mariée à cette prise de son de haute volée rend ce disque indispensable. Des petits défauts par ci par là, sur les pointes où les moments d’accalmie sont présents mais c’est vraiment de la maigre critique devant tant de qualités foisonnantes.

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Conclusions

Inutile de tergiverser,  la 10éme symphonie de Dimitri Chostakovitch servie par Mariss Jonson et l’Orchestre Royal d’Amsterdam a atteint son apogée qu’il sera difficile de battre. Peut être pas la plus proche des versions slaves mais certainement la meilleure adéquation, enregistrement et interprétation disponibles en SACD. Une fois de plus le label RCO LIVE fait mouche par son offre de qualité.

Dimitri Chostakovitch Symphonie n°10 Direction Mariss Jansons SACD Richard
Qualité du son globale
Qualité instrumental et vocal artistique
Qualité du package

Summary: Le meilleur enregistrement de la 10éme symphonie de Chostakovitch servi par le Concertgebouw orchestra... Que demander de plus ?

4.2


Pour :

  • Sublime enregistrement en SACD.
  • Interprétation subtile et de grande maîtrise.
  • Le Concergebouw Orchestra au mieux de sa forme.

Contre :

  • Moins de force et de violence que d’autres interprétations par instant.

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