blu-ray

Publié le 16 janvier 2014 à 12 h 21 min | par Richard

Musique HD où en est on ?

La musique haute résolution stockée en numérique propose aujourd’hui un large choix dépassant le strict cadre de la musique de démonstration pour système Hi-Fi.

Au-delà des amateurs de musiques classique et de jazz, il existe enfin un catalogue conséquent pour le mélomane voulant écouter le rock de sa jeunesse ou les artistes de notre époque.

Il y a encore dix ans, écouter de la musique en HD se limitait lamentablement à quelques labels ciblant les audiophiles et les amoureux du beau son. Aujourd’hui la donne à changé. De Paul MC Cartney aux Earth Wind and Fire en passant par les Daft Punk, le choix est plus large.

QOBUZ la meilleure offre HD du marché.

http://www.qobuz.com/

qobuz promo

Il est impardonnable de ne pas avoir un album au moins en 24bits 96khz chez soi. Au-delà de la performance technique sur une bonne chaîne Hi-Fi lisant les formats HD, vous redécouvrirez sous un nouveau jour votre artiste préféré avec un son inconnu dans vos oreilles et de bien meilleure qualité.

Il suffit de voir le dernier CES de Las Vegas 2014 pour comprendre le virage pris par les major comme Sony et Netflix. L’avenir est clairement sur le dématérialisé.

Seulement aujourd’hui acheter et lire de la HD ne suffit pas pour en apprécier toute la quintessence. Cela demande de la méthode et une certaine connaissance de l’outil informatique.

Pour profiter des musiques haute définition, plusieurs solutions existent :

  • Posséder un ordinateur avec un bon convertisseur DAC USB et télécharger légalement de la musique sur les plateformes dédiées.
  • Acheter des SACD, Blu-ray audio si vous possédez un bon lecteur Blu-ray/SACD.
  • Avoir une chaîne Hi-Fi digne de ce nom.

Dans cet article, nous aborderons les solutions de matériels pour lire les musiques haute définition mais aussi les différents supports existants du SACD au BLU-RAY en passant par le téléchargement légal de fichiers audio DSD, DXD, PCM.

 

Lecteurs Blu-Ray/SACD :

Les lecteurs Blu-Ray :

Les lecteurs de Blu-Ray ont fortement progressé aujourd’hui. Les constructeurs ont bien pris en compte ce critère audio. Remercions au passage Oppo et Marantz précurseurs du lecteur Blu Ray avec des critères Hi-Fi. Sans ces deux marques nous serions encore avec nos lecteurs CD conçus avec des mécaniques DVD. Le CD va mourir c’est inéluctable.

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Seul Esoteric/TEAC fabrique encore des mécaniques de qualité, dédiées au CD 16bits 44.1 KHZ, les fameuses VRDS NEO CMK. je ne donne pas cher sur l’avenir de ce format. Au fur et à mesure les pièces de qualité disparaîtront des catalogues de fournisseurs de composants. Cela a déjà commencé. Obsolescence quand tu nous tiens …

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Qu’on le veuille ou non le numérique est enfin arrivé à un âge de raison. Le jitter est totalement maîtrisé aujourd’hui. Oui vous avez bien lu. Bien sûr des différences qualitatives existent. Nous sommes dans un monde imparfait.

Mais les solutions techniques via bouclage PLL ou buffer FIFO pallient au problème les doigts dans le nez, pour peu que le constructeur applique les bonnes solutions avec des alimentations de qualité et des sorties adéquates.

Le lecteur Blu Ray semble donc la voie à suivre pour profiter des formats HD. Sauf qu’ il y a toujours un mais. La majeure partie des lecteurs Blu Ray ne sont pas dédiés à une écoute de qualité. Seule une poignée de constructeurs de Marantz en passant par Primare pour finir sur Oppo et Cambridge disposent du savoir faire nécessaire.

Les autres constructeurs ne semblent pas ou peu concernés en tant qu’ industriels de grande échelle. Bien sûr il est aujourd’hui possible de lire des fichiers dématérialisés informatiques à partir d’un lecteur de Blu Ray.

Les lecteurs SACD :

Le lecteur SACD était un peu l’espoir des « hifistes ». Ce format techniquement très séduisant sur le papier n’a pas connu le succès qu’il était en droit d’attendre. Il y a eu un mieux ces dix dernières années grâce aux japonais qui ont inclus le support dans leurs lecteurs de CD et Blu-Ray.

Les différents supports haute définition aujourd'hui :

Le cas du SACD, l’élitiste incompris.

Le SACD n’a pas ou peu d’avenir. Pourtant ce support a un petit succès d’estime chez les audiophiles. Mais le SACD est malmené par le dématérialisé ces temps ci. Et la aussi, le catalogue n’a rien de commun avec la pléthore et la déferlante de musique HD sur le marché, ces deux dernières années.

La pauvre super galette de 12 cm finira probablement au pressoir hydraulique comme son ancêtre le CD. Pourtant le SACD a accouché de ce qui pourrait bien représenter l’avenir de la HiFi. le fameux format DSD abordé dans cette article.

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Le cas Blu-Ray pure audio, le vilain petit canard.

Le Blu-Ray pure audio n’est ni plus ni moins qu’une remise packaging du défunt DVD Audio. Seule différence, le Blu Ray pure audio offre un débit bien plus grand et permet donc d’avoir du full PCM sur 6 canaux sans algorithme de compression non destructif.

Mais on est toujours en PCM. On a juste remplacé le MLP de Meridian Audio par le Dolby True HD étant techniquement d’ailleurs très voisin.

Donc aujourd’hui vous avez un disque de 12 cm avec une piste en dolby true HD, une piste en DTS HD et une piste en full PCM. La belle affaire…

C’était sans compter d’ailleurs avec le génie marketing d’Universal qui a limité les sorties numériques SPDIF RCA au 16bits 48khz. Seule la HDMI permet de profiter du format dans sa plénitude ou par les sorties analogiques de votre lecteur Blu-Ray.

blu ray supertramp pure audio

Donc on ne peut pas évoluer avec un convertisseur audio actuel, on ne peut pas le brancher sur sa chaîne hi-fi existante en stéréo avec une solution digne de ce nom. Seuls quelques lecteurs Blu Ray comme les Oppo et dérivés sur leurs sorties analogiques donnent satisfaction. Le bonnet d’âne n’est pas loin.

Le Blu-Ray pure audio a-t-il un avenir ? A moyen terme peut-être. Sur le long terme j’en doute. Mais pour l’amateur mélomane mal à l’aise avec l’outil informatique, ce format est un palliatif comme le SACD. Seul souci, le catalogue de titres est totalement insignifiant étant juste le plus petit du marché.

Le Blu-Ray pure audio intéressera le passionné de home cinéma qui désire apporter un plus à son installation. L’audiophile, le mélomane le fuira au profit du dématérialisé offrant des solutions bien plus avantageuses.

Les formats haute définition dématérialisés :

Il existe principalement quatre formats aujourd’hui pouvant prétendre remplacer le CD.

  • Le WAVE bien connu des utilisateurs Windows.
  • Le FLAC issu du monde libre Linux.
  • Le DSD issu du SACD.
  • Le DXD version élitiste du PCM/WAV, concurrent du DSD.

Le format WAVE

Le WAVE est un format dinosaure du monde informatique. Il est empirique. Il est pourtant l’un des formats les plus connu. Souvent assimiler à tords comme conteneur du format PCM, on pense que le WAVE est non destructif.

Originellement le WAVE est un conteneur qui peut abriter n’importe quel format audio. Du Mp3 au PCM. Développé il y a fort longtemps par IBM, le WAVE s’éteindra de lui même.

Le Wave a un problème rédhibitoire. Il est incapable de stocker de l’information autre que l’audio de manière satisfaisante.

Les fameux TAG permettant de connaitre les informations tel que la durée, les données sur l’artiste et l’album sont difficilement intégrable à ce format.

Il existe des contournement pour « tagger » du WAVE en rajoutant ce que l’on appel des entêtes. Seul soucis le transport des tags « métadonnées » d’un player vers un autre, peut s’avérer problématique pour sa médiatique avec perte de la pochette ou encore de données

wav

A terme, il disparaîtra au profit d’autres plus évolués et récents comme le flac, le wavepack ou encore le nouveau core audio format (CAF) développé par Apple.

Le WAVE avec le FLAC restent à l’heure actuelle le format le plus utilisé en 24bit s96/192khz.

Le format FLAC

Le FLAC est un format promis à un bel avenir. Il est compatible avec tout échantillonnage de 32khz jusqu’au 384khz sans problème. De 8 à 32bits.

Il est le format idéal pour contenir toute musique PCM avec une compression des données jusqu’à 50% du poids initial du fichier sans perte de données. Il est donc lossless (compression sans perte).

Développé par le monde libre de l’informatique (Linux), le FLAC est universel et totalement gratuit. Google y croit dur comme fer et le propose sur tous les terminaux Android de la planète.

Seul Apple qui a tenté d’imposer son propre format, le fameux ALAC propriétaire est récalcitrant. Bien que sur OSX le Flac est lisible de plus en plus si l’on se passe d’ Itune.

Hormis sur Apple, le FLAC est d’une rare souplesse d’utilisation sur quasiment tous les systèmes d’exploitation évolués.

Le format DSD :

Le DSD format d’enregistrement numérique du SACD prometteur sur le papier, semble être le nouveau chouchou des mélomanes et audiophiles.

Pour avoir écouté quelque morceaux, je dois avouer que contrairement au SACD duquel il découle, la qualité de rendu est troublante de véracité à mes oreilles.

Acoustics sound, le site de téléchargement DSD. http://store.acousticsounds.com/superhirez

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Le voilà donc le fils prodigue du numérique, le digne héritier des 33 tours vinyles version numériques. Malgré le tableau brossé qui semble idyllique, le DSD comporte quelques soucis.

Premier souci, tous les DAC ne sont pas égaux face aux fichiers DSD. Certains respectent l’échantillonnage en « one bit » 64 ou 128 voir 256 bénéficiant de toute la résolution de ce format élitiste.

D’autres DAC convertissent tout simplement le DSD en PCM, soit une grosse majorité d’appareils sur le marché.

La première solution est légèrement meilleure en terme de rendu. Autre souci, le DSD ne se véhicule que par câble USB 2.0 et 3.0.

Un autre problème serait rédhibitoire. Le DSD supporterait fort mal les TAG au même titre que le WAVE. Seuls quelques logiciels comme Jriver seraient adéquats.

Les constructeurs et fondeurs de puce DAC proposent l’option de décodage DSD en second choix. Le PCM étant privilégié.

Mais tout cela pourrait changer. Au dernier salon du CES 2014, pas mal d’annonces sembleraient être en faveur du DSD.

Le DXD 32 bits 384khz, la réponse PCM au DSD.

Le DXD est souvent considéré comme le concurrent du DSD version PCM. La vérité est un peu différente. Dans nombres de studios de mixages, le DXD est ni plus ni moins que le format de montage du DSD dans bien des cas.

Il est peu probable que le DXD connaisse une grosse diffusion sur le marché. La tendance étant clairement en faveur du DSD chez les constructeurs. Seuls quelque rares labels proposent le DXD en téléchargement direct.

Conclusions

L’avenir proche qui paraissait incertain pour la musique haute définition semble s’éclairer enfin. Les constructeurs ont une grande volonté d’imposer le format DSD.

Korg, TEAC, Fostex offrent enfin des DAC plus abordables compatibles avec le DSD. Les dernières annonces du CES parlent même de baladeurs DSD.

Qobuz de son côté, fournisseur internet de musique de qualité va connaitre une année décisive en 2014. A terme, Qobuz, HD Tracks et d’autres fournisseurs de musique sur la toile vont prendre une place enviable.

A tel point qu’il est probable de voir le géant Itunes fléchir d’un doigt et proposer de la musique en haute résolution dans un futur pas si loin.

Mais alors que le DSD pointe à peine le bout de son nez, des tentatives de musique HD en streaming sont évoquées. On ne téléchargerait plus la musique mais on la consommerait en Streaming à volonté via abonnement comme on le fait sur Deezer ou Spotify en MP3 aujourd’hui.

Qu’il soit en streaming ou en téléchargement ou sur Blu Ray, la musique HD est là à nos portes. Les constructeurs et grands faiseurs de l’audio visuel ont mit l’accélérateur en 2014. Bientôt le CD sera un lointain souvenir.

Nous aborderons d’ici peu, comment lire du DSD et du DXD sur un ordinateur et un DAC digne de ce nom dans un prochain article. Restez à l’affût !

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22 Responses to Musique HD où en est on ?

  1. Brecheisen Mathieu says:

    Très bon compte rendu,et même si certains audiophiles qui sont encore à l’époque de la montre à remontoir se braquent toujours contre la musique dématérialisée,car encore traumatisés par le MP3 des années 90,l’avenir est sur la toile! et les fabriquants de matériel audio haut de gamme l’ont bien compris en proposant à l’image de Linn des streamers de haute volée …Dommage quand même pour le SACD ou DVD audio qui ont débarqué sur le marché au mauvais moment,car là,il y avait vraiment du potentiel a éxploiter en thermes de bande passante et de dynamique ,ce qui a conduit certains constructeurs à fabriquer des lecteurs CD de plusieurs milliers ou même dizaines de milliers d’Euros pour partir à la conquête du Graal…Heureusement les nouveaux formats à l’image du DSD vont faire un peu de ménage là dedans, pour mieux…et surtout moins cher!
    Et puis je ne parle même pas du prix des CD (+ de 20 Eu pendant des années) grâce
    notre réseau mafieux de distribution,ils se sont tirés eux même une balle dans le pied en étant trop gourmands…et c’est tant mieux!

    • Richard says:

      Merci de votre réponse. Je suis moins catégorique que vous sur les réseaux de distributions mais je comprends la colère qui anime le passionné de musique. Le marketing fait souvent fausse route, la preuve avec le Blu-ray pure audio qui aurait pu connaitre un meilleur avenir sans sa limitation technique. J’éspére que le DSD dématérialisé connaîtra un meilleur sort.

  2. john says:

    pourquoi ne pas évoquer certains formats tels que le K2 HD CD ou le XR CD développés par JVC, repris par Sony, certes un peu abandonnés, chers et dont les copies se font rares. Ils sont en 100 hz je crois et ils présentent l’avantage d’être lus sur n’importe quelle platine cd.

    • Richard says:

      Bonjour ! Vous l’avez dit vous mêmes, ils sont totalement abandonnés. On aurait pu citer le HDCD aussi, cousin proche. JVC pensait surtout vendre ses disques magnéto optique K2 dans les studios d’enregistrements. C’était de bonne guerre à l’époque des premiers enregistreurs sur support numérique entre AKAI et Sony… Finalement c’est Pro-tools qui a gagner avec une solution souple et moins cher sur ordinateur.

      • john says:

        Merci pour ces éclaircissements très intéressants. Je connais aussi le hdcd, j’avais oublié ce format. Au final même s’ils sont onéreux et que le catalogue est limité, on trouve encore des K2 HD et des XRCD.
        Pro Tools a développé un autre système alors ?
        Subjectivement ou objectivement, sur quoi se porter au final aujourd’hui pour un support physique de musique HD ? Je préfère une vraie stéréo super léchée à un multicanal sans grand intérêt musicalement et pas vraiment naturel.

        • Richard says:

          Ce n’est pas un système d’enregistrement propriétaire à proprement parler. De 1995 à 1999 la bataille pour remplacer le CD faisait rage. A partir des années 2000, la démocratisation de l’informatique aidant, Pro Tools s’est développer en tant que Plateforme d’enregistrement et de mixage moins cher, fiable et multistandard PCM, toute résolution confondue.

          Avant Pro-tools, les fabricants avaient leurs plateformes d’enregistrement numérique sur de grosse machines coûteuses. Akai, Mitsubishi, Sony, JVC avaient tous leurs systèmes propriétaires sur disque dur, magnéto optique ou bande numérique. Il fallait remplacer les vieux magnétos « Studer » analogiques à bande. Ce fut une étape de transition puis avec l’ère informatique, Pro-Tools sur Apple Macintosh s’est imposer comme étant le plus fiable et efficace.

          Mais ce n’est pas un « procédé » comme le K2 ou le XRCD/HDCD.

  3. Jean Louis says:

    Bonjour Richard.

    Excellent article, comme toujours.

    Le sport va consister pour le mélomane à distinguer les DAC « compatible DSD » comme expliqué ci-dessus de ceux qui décodent réellement le format DSD natif. Bien sur à terme, la cause semble entendu mais la période de transition risque d’être un rien confuse.

    En tout cas, cette évolution est réellement une avancée et je pense que le mélomane y gagnera en fidélité musicale; chic !

    Bien cordialement.

    • Richard says:

      Bonjour, Jean Louis. La polémique concernant les DAC « natifs » ou non me semble exagérer. Ce sont des détails certes pertinents mais il vaut mieux se focaliser sur la qualité des alimentations à faible bruits et des sorties analogiques respectant la dynamique réelle et la phase sur nos convertisseurs. (options filtres commutable DSD ou PCM)

      Bien trop souvent bâcler cela me parait bien plus primordial que d’avoir prioritairement un DAC DSD natif. D’autant plus que sur les stations de mixages numériques, pour des raisons pratiques, le DSD est mixé en PCM !
      Maintenant oui, si le DAC est réellement conçu pour proposer du DSD de façon optimal, avoir un décodage DSD natif peut s’avérer supérieur sautant des étapes avant conversion.

      Certaines marques artisanales élitistes n’hésitent pas à proposer des DAC qui ne décodent que du DSD ! Je pense que malgré tout, le PCM a de beaux jours devant lui, la production musicale étant majoritairement en PCM.

  4. jean luc says:

    Bonjour, bien comme article et effectivement l’avenir est surement dans la musique (et vidéo) demat surtout avec les nouveaux débuts fibre 4G et 5G. Si pour le matériel il ne devrait pas avoir trop d’inquiétude, quel artiste aujourd’hui propose des musiques de ce niveau d’enregistrement. Quand on voit (entend) bien souvent des albums pop d’une si mauvaise qualité d’enregistrement à quoi bon avoir des fichiers super ou ultra HD si l’ingénieur du son est du côté marketing cela ne changera pas grand chose.

    • Richard says:

      Bonjour,

      c’est un éternel débat. Heureusement le matériel de qualité (micros à rubans, enceintes monitors, MAO) est plus abordable et permet d’enregistrer correctement à moindre coût. Le soucis viendrait plutôt de la diffusion des groupes bien enregistrés perdus dans les méandres d’internet. Bien sur, ne comptons pas sur les circuits de distributions traditionnels pour relever le niveau.

      Je pense que la généralisation de la HD au contraire favorisera des initiatives de qualité. Il faut espéré et attendre. Nous ne sommes qu’au début.

  5. Christophe says:

    Bonjour,

    Mais quel platine CD conseillerez-vous d’acheter pour quel lire parfaitement les format SACD et DSD ?

    • Richard says:

      Bonjour, il est toujours délicat de préconiser un lecteur SACD quand on ne connait pas les goûts et envies de l’interlocuteur. Je pense que les lecteurs SACD sont de toute façon en fin de vie, l’industrie privilégiant le téléchargement et la musique en ligne au détriment de la production des médias physique CD/SACD. Esoteric dans des sphères haut de gamme reste une valeur sur pour la lecture SACD ainsi que le Yamaha CD3000. Dans des gammes plus abordables Marantz reste le choix des audiophiles.

      La question première serait de voir si l’investissement d’un lecteur SACD est opportun au moment ou la production musicale s’oriente vers son frère DSD dématérialisé.

  6. Christophe says:

    D’accord,

    Sinon quel platine conseillerez-vous d’acheter pour avoir un rendu sonore exceptionnel….

    sinon j’hésite entre ces 3 super modèles:

    – Yamaha CD-S1000
    – Marantz SA-8005
    – Cambridge Audio Azur 851C

    • Richard says:

      Si l’on doit partir dans l’élitisme absolu le TotalDAC Twelve de Vincent Brient me semble le meilleur DAC à l’heure actuelle avec l’option streamer D1, ou un Lumin T1 comme streamer DSD/PCM avec un DAC Directstream DSD de chez PS audio.

      Mais revenir sur une platine CD/DSD n’aurait pour moi plus aucun sens aujourd’hui.

      Parmi les trois platines que vous citez, mes préférences vont d’abord au Cambridge puis au Marantz et enfin au Yamaha.

  7. Christophe says:

    Ok…merci pour tes précieux conseils Richard….

    Et enfin 2 dernière question:

    – Est-ce que le format FLAC est aussi bien que les format SACD et DSD ?

    – Et lorsque qu’une platine porte la mention « Diapason HIFI d’or », est-ce que sa veut vraiment dire que cette platine possède un super son Hifi ?

    • Richard says:

      Le format Flac est un conteneur compresseur non destructif qui permet de gagner de la place sur son disque dur sans aucune perte audio. Il peut ainsi contenir du WAV ou tout autre format PCM. Le DSD qui n’est pas du PCM est déjà compressé par nature lui aussi non destructif. On ne peut les opposer en tant que tel.

      Parmi les distinctions des magazines plus ou moins tangibles, les diapason d’or sont une bonne notion pour débroussailler le terrain. Mais un prix ou une distinction a ses propres limites lié au marketing, au gout de l’auditeur et de sa propre expérience du marché.

      Pour vraiment avoir une norme ou un label définissant vraiment une notion forte en terme de véracité, il faudrait comparer l’appareil testé à tous ses concurrents du marché dans une pièce acoustique dédiée prévu à cet effet par un large panel de professionnels. Procédé quasiment inexistant en Europe à ma connaissance.

      Diapason reste un excellent magazine avec de vrais professionnels du monde de la musique classique. Et c’est pour cela que j’aurais tendance à dire que leurs avis me semble pertinent sans en faire une vérité nue. Donc à titre indicatif il faut en tenir compte sans en faire un choix définitif. Seul votre oreille doit resté juge.

  8. Christophe says:

    Je sait que le top du top en musicalité, c’est les marques accuphases et stello…mais je n’ai pas les moyen de mettre 3500 eur dans une platine….

    > par contre un revendeur m’a fait découvrir une autre marque qui est apparemment très musical: ONIX

    Voici ce qu’il m’ont répondu:

    Sinon Onix fabrique des produits qui se marient à merveille avec les enceintes Cabasse (musicalité, précision, dynamisme et fluidité) :

    http://www.hautefidelite-promo.com/ampl … 5-mki.html
    http://www.hautefidelite-promo.com/lect … cd-10.html

  9. Pat says:

    Bonjour Richard,
    je me permet d’intervenir car le DSD n’est pas du tout compressé!
    Au contraire, c’est la méthode d’encodage numérique qui contient le plus d’informations originales (pas de discrétisation); c’est d’ailleurs le principal reproche qui lui est fait…

    L’équivalent DSD au Flac/PCM est la méthode de compression sans pertes appelée DST (Direct Stream Transfer) qui faisait partie du standard MPEG-4 Audio (il y a une dizaine d’années: trop en avance sur son temps?). Malheureusement celle-ci a été très peu développée, pour l’instant…

    Le format de fichier DSDIFF (.dff) permet l’utilisation des formats DSD et DST mais ne permet pas l’utilisation de TAG ID3 contrairement au format DSF (mais lui n’est actuellement pas compatible DST). Dans le futur format DA[SD] on peut envisager une extension du format DSF permettant de le rendre compatible DST (Format ID à 1)…

    Musicalement
    Pat
    http://www.audiofeel.fr

  10. JPL says:

    Bonjour,

    Merci pur ce fil passionnant. En ce qui me concerne je viens de faire l’acquisition en avril 2015 du Yamaha CD-S3000. Pourquoi donc ce choix qui peut sembler déraisonnable ?

    Tout d’abord, parce que j’ai une très grande quantité de support CD/SACD. Dans le cas contraire je n’aurai bien évidemment pas opté pour un tel matériel.

    Puis pour avoir une source cohérente avec mon installation – PROAC D28 et Accuphase E-350. Également pour le DAC intégré que je compte bien évidemment utiliser.

    Et enfin parce que l’on arrive à trouver cet appareil en-dessous de son prix public.

    Tout ça pour dire quoi au final ?

    Que le type de matériel s’apprécie en regard de chaque situation particulière et en essayant de préserver l’avenir, en l’occurrence la musique dématérialisée.

    PS: Pour ceux qui comme moi restent attachés au support physique, on trouve pas mal de SACD à des prix très intéressants en fouinant un peu.

  11. Litwin says:

    Vôtre article est intéressant. Mais manque de renseignements sur le DSD:
    – Sur les connectiques tous d’abord:
    Le DSD (dans son format natif « non convertie en PCM ») n’est pas que lisible par port USB: On peut le lire via le port HDMI (DSD64 au moins) ce que propose maintenant pas mal d’ampli home cinéma avec DAC haut de gamme (Ex pionner SC-LX88).
    Néanmoins pour les puristes la plus part des ampli home cinéma ne dépasse pas le DSD128, pour le DSD256 il faut utiliser les DAC USB.
    Je mentionne ce point car on peut içi avoir le beurre et l’argent du beurre AMPLI HOME CINÉMA+ VRAIE SON HAUTE DÉFINITION.

    Format compressé sans perte pour le DSD (DST):
    Le SACD avait les même défaut que le DVD AUDIO pour les pistes 5.1 ou quadriphonie:
    le SACD comme le DVD audio utilise aussi un format compressé sans perte le DST notamment quand celui çi est Multi Chanel. A titre personnel le DST explose le MLP en performance.

    DSD attention aux arnaques:
    Parce qu’un titre ou un album est dit haute définition le son sera meilleur et donc on peut vendre le morceau plus chère (!!!Méfiez vous!!!).

    Je rappel qu’à l’époque du SACD certain studios n’avait pas remastérise leur disque et
    avait utilisé des logiciels pour convertir du PCM faible échantillonnage en DSD. Pour exemple les SACD des DOORS qui sont issue des DVD AUDIO.Ce que je veut dire par là c’est qu’avant d’acheter un SACD ou un morceau DSD sur internet vérifié si le titre ou l’album à été créer directement en DSD ou viens d’un master analogique numérisé en DSD (ex BOB DYLAN).

    • Richard says:

      Bonjour,
      merci pour ces précisions pertinentes qui éclaireront nos lecteurs. Pour les Doors et le « remaster à la va vite » l’exemple est malheureusement commun à de nombreux albums, d’autant plus, la quasi totalité des DSD sont mixés en PCM pour raison technique.

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