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Publié le 30 octobre 2015 à 1 h 02 min | par Richard

Comparatif de 4 amplificateurs à 1500 Euros

Voici le comparatif des amplificateurs Cambridge 851A, du Van Medevoort MA 260 venus jouer le trouble fête, du vénérable YBA Heritage 100 et d’un outsider qui commence à avoir une certaine réputation sur le marché, le Gold Note S1 Anniversary. Voilà quatre amplificateurs et quatre visions plutôt opposées à tout niveau.

Choisir un bon amplificateur de début, moyen de gamme est souvent un questionnement légitime. La majeure partie des amplificateurs du marché sur ce secteur de prix engendre nécessairement des compromis. Le difficile équilibre entre la transparence, la qualité des composants qui en découle et la puissance nécessaire pour nos chères enceintes haute fidélité nous dirigent souvent vers le mouton à cinq pattes.

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Voici un comparatif qui fut relativement éprouvant afin de discerner qui est apte pour telle ou telle situation. Ne nous leurrons pas. Il faudra choisir son amplificateur en fonction de ses goûts certes mais surtout de leurs aptitudes à se marier avec telle ou telle marque d’enceintes.

C’est pour cela que nous avons décidé de renforcer le panel d’enceintes et donc de vous proposer 4 amplificateurs qui ont été testés sur 3 enceintes diamétralement opposées.

Des bibliothèques de renom (Proac Tablette Anniversary) des enceintes colonnes à bas rendement (Dali Opticon 5) ainsi que des modèles High End transparents (Apertura Armonia) nous ont bien servi pour comprendre la nature de chaque amplificateur.

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Les 4 amplificateurs présents pour ce test représentent bien leurs secteurs de prédilections concernant leurs aptitudes techniques et musicales. Certains sont plus orientés en termes de souplesse de fonctionnement. D’autres plus spartiates sont là avant tout pour respecter le message musical pur et dur.

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D’autres sont un savant mélange entre les frontières, donnant suffisamment de qualités musicales tout en préservant l’essentiel de confort d’utilisation. Contrairement à ce que je m’attendais, la qualité est plutôt en hausse ces derniers temps avec des appareils étonnamment biens construits et faits pour durer.

Bonne lecture à tous en espérant que ce test vous donnera matière à réfléchir lors de votre achat d’amplificateurs à 1500 Euros en moyenne.

4 amplificateurs stéréo Hifi à la loupe.

Nos quatre protagonistes redoublent d’effort pour séduire l’amateur de musique. Sur nos quatre prétendants, un possède des entrées numériques avec des petits convertisseurs faisant office de « HUB » numériques. L’intention est bonne mais chez CultureHD, on a plutôt tendance à croire qu’ à vouloir attaquer tous les terrains, c’est la musique qui finit par en pâtir…

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Ces convertisseurs seront une solution de secours intéressante mais ne remplaceront jamais un modèle extérieur de qualité supérieure, c’est logiquement implacable. Aux prix de ces appareils, il semble évident qu’adjoindre des DAC séparés de qualité est bénéfique au résultat sonore contrairement à une solution toute intégrée limitant l’ensemble.

Je mets bien-sûr de côté les amplificateurs « FDA » (Full Digital Amplifier) numériques préfigurant l’avenir et des rapports qualité prix redoutables qui feront l’objet d’ailleurs d’un comparatif dans ce sens. Nous pensons notamment au très sophistiqué Lyngdorf TDAI 2170.

Présentation des 4 Amplificateurs Hifi.

Cambridge 851A, la force tranquille.

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Le Cambridge 851A est un appareil bien connu des amateurs du beau son. L’épaisse façade aluminium et l’afficheur séducteur donnent tout de suite le ton. Cambridge, fidèle à sa réputation de rapport qualité prix en donne un maximum pour un budget acéré.

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Le 851A propose un nombre d’entrées conséquent dont deux jeux symétriques et une télécommande très complète. Vous ne serez pas pris au dépourvu avec le Cambridge 851A si vous disposez de plusieurs appareils. Seule petite ombre au tableau, ce gros amplificateur ne dispose pas d’entrée phono.

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A 1400 Euros l’amplificateur, il paraît logique de toute façon d’acquérir un pré-pré phono séparé de qualité si l’on ne veut pas limiter la résolution de sa platine vinyle par une entrée MM/MC intégrée de qualité basique.

Ce Cambridge audio pèse sur la balance 15 Kg, ce qui témoigne d’ailleurs de sa qualité à tenir des enceintes plutôt capricieuses.

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Cet amplificateur Cambridge privilégie avant tout la souplesse d’utilisation avec une sortie préamplificateur et la possibilité de l’attaquer aussi en bloc d’amplification pure.

La qualité de construction est industrielle avec des transistors de puissance de marque Sanken. Voici un appareil bien conçu et facile à vivre. La partie pré-amplificatrice est plutôt évoluée avec une gestion de volume sur puce avec micro résistances par roue numérique commutable.

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La sortie casque est de qualité tout à fait acceptable en termes de rendu sonore et conviendra pour des bons casques jusqu’à 200 Euros. Au-delà, prévoir impérativement un ampli casque séparé.

Au niveau technique, l’appareil embarque deux transfos toriques de qualité dont un dédié à l’amplification et l’autre à la partie pré-amplification.

Délicate attention sachant que le Cambridge 851A est sur le papier l’amplificateur le plus puissant de ce comparatif avec 120 Watts par canal sous 8 Ohms.

Le 851A prône fièrement sur le côté le terme Class XD, technologie défendue par la marque depuis de nombreuses années.

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Il ne reste plus qu’à savoir si ce procédé de « classe A glissante » se révèle à la hauteur de l’efficacité de confort de ce joli amplificateur possédant un mode by-pass pour le home cinéma des plus intelligent.

YBA Heritage A100, la french touch.

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L’amplificateur YBA Heritage 100 ne peut renier son origine « High End » avec sa belle façade dépouillée de tout artifice rappelant les prestigieux aînés des inatteignables séries Signature.

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L’YBA A100 brille par sa simplicité de fonctionnement avec un bouton de sélection de sources et un bouton de volume. Nous sommes ici en pleine terre audiophile et le chichi n’est pas de mise.

La qualité d’assemblage est excellente, digne de la marque française. L’amplificateur fait 9.4 kg sur la balance pour 2×100 Watts sur 8 Ohms.

La construction interne est impressionnante pour le prix avec une bonne qualité de composants intégrant une puce PGA BB 3310 Texas pour le volume et des traditionnels transistors bipolaires SC.

YBA A100 Heritage

Le nombre d’entrées et de possibilités n’est pas aussi pléthorique que sur le Cambridge mais largement suffisant à l’heure où le numérique prend le dessus sur l’analogique.

On dispose d’ailleurs d’une paire d’entrées symétriques et d’une pré-out. La prise casque par contre, brille par son absence… La fonction FCT sur la télécommande de mémorisation de volume est particulièrement pertinente.

On dispose de borniers hauts parleurs robustes et solides protégés par des capuchons plastiques. Là aussi, pas d’entrée phono et les fonctions sont réduites au maximum.

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Seule concession vers la modernité, on dispose d’un mode Bypass efficace sur l’entrée vidéo permettant l’insertion du YBA A100 dans un système Home Cinéma, déclenchable par la télécommande. Il suffit d’appuyer sur le bouton vidéo suivi de « OK » et le tour est joué. On appuie une seconde fois sur OK et tout revient à la normale.

Vous l’aurez compris le parti pris de l’YBA Heritage A100 est évident : un amplificateur audiophile mais ouvert sur le monde avec ses entrées symétriques et son mode Bypass vidéo.

Voilà une idée plutôt audacieuse qui pourrait faire pencher la balance en sa faveur.

Van Medevoort Ma 260

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Véritable révélation pour moi, ce petit intégré de 2×50 Watts sous 8 Ohms a un aspect disons le quelque peu austère. L’essentiel est présent avec un ascétisme affiché. Les fonctions tombent sous le sens et il ne faut pas bien réfléchir longtemps pour comprendre le fonctionnement du MA 260.

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Pourtant, ce petit amplificateur de 2×50 Watts sous 8 Ohms cache bien son jeu, disposant d’un convertisseur numérique plutôt performant digne d’un DAC autour de 200 Euros en terme de résultat sonore.

On a même droit à une entrée USB mais qui malheureusement est un peu dépassée : synchrone (puce TI PCM2704) et d’une résolution 16 bits 48 khz seulement.

Voilà donc un petit malin tout terrain inscrit dans son temps ne disposant que de deux entrées analogiques. Soyons logique c’est largement suffisant à une époque où nombres de sources sont numériques.

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J’adhère totalement à cette vision bien qu’une troisième entrée aurait un peu cassé cet aspect fonctionnel spartiate. Il faut chercher autre part ce qui fait la spécificité du MA 260. La carte interne de construction est disons le, de haute facture pour son prix et vient chasser sur les terres de YBA réputé dans ce domaine.

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Bravo donc au petit flamand qui a réussi l’exploit de proposer de l’assemblage Hifi artisanal de haut niveau pour moins de 1390 Euros ! Nous avons droit à une conception mûrement réfléchie avec des solutions éprouvées et bien intégrées pour un prix record !

Voilà un sérieux concurrent en perspective pour les références précitées…

GoldNote S1 Anniversary. made in Toscana.

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Gold Note est fraîchement arrivé en France. La marque venant de la plus belle région d’Italie (oui c’est de la mauvaise foi chauvine de ma part) est dans la plus pure tradition d’appareils transalpins.

Rejoignant l’aspect Hifi ascétique du YBA et du Van Medevoort voici un outsider avec une conception ésotérique et des choix techniques bien particuliers.

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Pour 2×60 Watts sur la balance cet amplificateur dispose de deux transformateurs toriques et un schéma aux solutions d’amplifications de type « cascode » moins exploitées que ses concurrents naturels.

Attention donc aux enceintes aux impédances basses et tortueuses pouvant nuire à la musicalité de cet ampli. Privilégiez les modèles d’enceintes aux filtres passifs simples et avec un rendement confortable au-dessus de 90Db.

L’ampli est en classe A/B mais avec une forte proportion à fonctionner en classe A sur quelques watts d’où un dégagement calorique un peu plus prononcé que ses concurrents.

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Le Gold Note S1 dispose d’une entrée Phono MM en option très performante. La sortie casque est elle aussi d’ailleurs de qualité ce qui ravira les aficionados de l’écoute individuelle.

Voici la surprise de ce comparatif. La technique employée typique des solutions italiennes privilégiant la beauté de timbre avant tout peut être au détriment d’autres fonctions, délimite assez vite le champ de prédilection de cet amplificateur.

C’est ce que nous allons voir dans le compte rendu audio de ces 4 amplificateurs.

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Condition de tests et comparatifs.

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Tous les tests et comparaisons se sont passés dans le même auditorium. Tous les appareils sont branchés sur câbles secteur Actinote et sur une barrette secteur de marque BADA.

En sources, nous avons principalement utilisé notre bon vieux convertisseur Audiomat Maestro ainsi que les serveurs audio QAT 5 et Bluesound Vault 2 sur un NAS Synologic DS.

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Nous avons aussi utilisé un drive CD Van Medevoort CT 460 de manière sporadique pour l’écoute à la volée entre deux appareils.

Le panel d’enceintes se constituait principalement de Proac Tablette Anniversary, de Dali Opticon 6 et d’Apertura Armonia.

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Musiques utilisées.

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Nous avons utilisé un nombre réduit de musiques afin de garder des repères et changer rapidement le branchement d’un ampli vers un autre.

Comme à notre habitude, nous utilisons des albums usuels du commerce et très rarement des enregistrements qualifiés « audiophiles flatteurs ».

Voici la liste de musiques pour ce comparatif d’amplificateurs :

  • Charles Mingus : Blues and Roots.
  • Chris Isaak : Wicked Game.
  • Angus and Julia Stone : Down the Way.
  • Bernard Hermann : Hitchcok movies.
  • Brahms : Ein deutshes requiem. (Paavo Jarvi).
  • Buena Vista Social Club.
  • Byard Lancaster : A heavenly sweetness.
  • Eagles : Hell Frezzes over.
  • Mendelssohn : concertos pour violon. ( Staier et Kussmaul).
  • Buddy Guy : Slippin’ in.
  • Jacques Brel : Les marquises.
  • W.A Mozart : La 25e par Josef Krips et le Concertgebouw.
  • V. Horowitz : Schumann « kreisleriana ».

Compte rendu du comparatif :

 

Gold Note S1 Anniversary

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Cet amplificateur est incontestablement d’origine italienne. Le son est particulièrement construit, charpenté, plein et relativement dynamique.

Chris Isaak est un peu plus sombre, ce qui n’est pas déplaisant laissant couler la musique de façon liquide.

Nous sommes là sur le terrain des électroniques plutôt typées chaud comme CEC Audio ou encore les amplificateurs à tubes de marque Leben.

Cette patte sonore qui tranche quelque peu avec ses concurrents s’avère très séductrice de prime abord.

La musique acoustique semble être le terrain de prédilection du Gold Note S1 au détriment peut être d’une forme d’universalité.

C. Mingus est présent et superbement mis en valeur peut être au détriment des autres instruments. Il reste que le feeling est superbe pour peu que les enceintes soient adéquates.

Attention au mariage donc, le S1 Anniversary ne donne la pleine mesure uniquement que sur nos Proac Tablette plutôt faciles à vivre.

La localisation des instruments est facilitée même si on aimerait un peu plus de détourage, notamment sur les Apertura Armonia qui d’habitude excellent dans le domaine.

Le Gold Note S1 démontre qu’il est donc difficile d’accorder un choix large d’enceintes.

De part mon expérience, je dirais qu’une paire de Klisph Heresy serait par exemple un mariage plus heureux.

Selon le choix d’enceintes, la scène sonore change drastiquement en profondeur, trait caractéristique de cet amplificateur.

Il faut en tenir compte et ne pas porter de jugement final sur cet amplificateur difficile à marier.

La partie médium est souple à la manière d’un Sugden A21Se sans en atteindre le dégradé harmonique.

Un ampli que je qualifierai de mélodique au détriment d’une forme de rigueur qui plaira aux possesseurs d’enceintes faciles, disposant d’un bon rendement.

Le choix technique de cet amplificateur de fonctionnement « cascode » avec peu de contre réaction globale le cloisonne à une utilisation atypique.

Ceci pourrait s’avérer payant si l’on choisit une source à haute résolution qui apporte les différenciations harmoniques nécessaires et des enceintes au-dessus de 93 Db malgré les 2×60 W annoncés.

Voici un client évident pour être marié sur une platine vinyle avec des enceintes à pavillon notamment.

Un autre choix possible concerne les petites enceintes bibliothèques avec hauts parleurs de faibles diamètres comme nos Proac.

Attention donc, un ampli musical relativement transparent sans atteindre le niveau de résolution du YBA ou du Van Medevoort MA260 champion dans le domaine.

Néanmoins, sur une paire d’enceintes adaptées il se pourrait bien qu’il soit un choix adéquat.

Au final, un amplificateur des plus intéressants si l’on respecte son contexte de fonctionnement lié à sa technologie.

YBA Heritage A100.

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Nous sommes heureux d’accueillir une marque que j’affectionne et que j’ai bien connue il y 20 ans. Le YBA A100 en effet ne peut renier son héritage.

Le son est rapide, voire même stoïque dans certains cas. Le bas médium est particulièrement bien reproduit, caractéristique commune à tous les amplificateurs de la marque.

On aimerait parfois un peu plus de contour vis-à-vis de la concurrence même si globalement cet ampli intégré s’avère équilibré sans privilégier un registre en particulier.

Contrairement au Gold Note S1, nos trois enceintes se sont bien comportées avec ce YBA qui s’avère un bon client avec du Watt bien exploité. Le mariage avec les Dali Opticon 6 d’ailleurs semble plutôt perspicace.

La scène sonore est dans la bonne moyenne, sans exagération même si on aimerait un poil plus d’ouverture par instant notamment sur les harmoniques.

Que ce soit du rock ou de la musique classique, l’Heritage A100 sonne avec aisance, capable de maîtriser tout style musical sans frustration réelle.

La scène sonore est de qualité, sans atteindre une profondeur exceptionnelle.

Étonnamment catalogué marque audiophile, je trouve le son proche des productions dédiées aux studios d’enregistrements.

Le YBA est rigoureux, précis et net. Il lui manque peut être la souplesse justement de ses grands frères Genesis I3 et I350 Passion pour parvenir à être totalement universel. Mais que voulez-vous, ce n’est pas le même tarif…

Il faudra combler par une source mélodique avec un convertisseur qui sera un parfait équilibre entre résolution et matière.

Le nouveau PS Audio Nuwave DSD ou le Naim DAC V1 sont d’excellents candidats.

Attention donc aux sources caricaturales, simplificatrices qui pourraient amener un manquement de différenciations harmoniques et d’intermodulations sur cet YBA Heritage A100.

Au final, un amplificateur bien conçu qui permet d’ouvrir les portes audiophiles sans sacrifier un panel musical large accessible.

On peut très bien avec l’YBA se permettre d’écouter du Led Zeppelin en passant par une techno endiablée et finir sur Ravel.

YBA a réussi son pari. Voici un amplificateur plus abordable en termes d’écoute et financièrement, sans avoir trop sacrifié de la magie des productions d’élites de cette grande marque du ‘High-End’.

Cambridge 851 A

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Le Cambridge moins catégorisé audiophile que ses concurrents pourtant démontre de belles qualités de suivi mélodique et sonne typiquement comme toutes les productions de la marque anglaise.

Le son est souple même si parfois la caricature pointe son nez dans les harmoniques sur les instruments acoustiques.

Les 120 Watts sont bien là et font le bonheur de la partie bas médium grave de Hotel California des Eagles. Sur ce plan, le Cambridge 851A se permet même de faire aussi bien que le YBA Heritage A100.

La lisibilité est bonne, même sur les signaux plus complexes mais demanderait plus de palettes sonores différenciées en profondeur.

La partie médium jusqu’au grave n’apporte pas de critique particulière et profite même d’une profondeur sonore des plus agréables imitant parfois les appareils en classe A sur des messages audio simples.

La résolution dans le médium est étonnamment fouillée et fait même jeu égal avec l’YBA. Dommage que l’aigu soit plus en retrait et moins différencié dans les harmoniques.

La partie haut médium aigu est un peu plus commune aux productions actuelles. Néanmoins, le Cambridge se défend avec de beaux arguments.

Voici un amplificateur privilégiant le plaisir instantané au détriment d’une forme audiophile plus intellectuelle.

Ce Cambridge est bien équilibré avec une belle articulation dans les registres inférieurs permettant d’écouter à bon volume sur de nombreux morceaux.

Aux extrémités du spectre, il manque juste un peu de définition pour parfaire des écoutes de musiques classiques demandant plus de promptitude.

Au final, le Cambridge 851A est un amplificateur d’aujourd’hui avec du coffre en terme de dynamique sans se restreindre vraiment avec un confort d’utilisation très agréable et pas mal de possibilités de branchements.

Il sera donc un bon client pour faire fonctionner des enceintes plutôt gourmandes en terme de Watt à un prix encore abordable.

Il sera une excellente solution notamment pour s’insérer avec sa fonction By-pass évoluée dans une installation Home Cinéma demandant du watt de qualité sur les musiques modernes.

Un ampli qui sera parfait pour les amateurs de bande son et de musiques qui bougent sans prise de tête.

Un « prime access » de qualité pour celui qui débute sans sacrifier son installation Home Cinéma voulant goûter aux joies de la Hifi.

Van Medevoort MA260.

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Le MA260 est vous l’aurez deviné quelque peu la surprise de ce dossier. Avec son allure d’amplificateur « 70s » il cache bien son jeu.

Ce qui interpelle en premier lieu est une ouverture sonore majestueuse pour peu qu’on laisse cet ampli chauffer longuement. (Comptez 2 jours !)

Venant chasser sur les terres de YBA, le Van Medevoort est un caméléon, un esthète qui rendra grâce à vos enregistrements lyriques les plus subtils.

Conçu indubitablement avec le parti pris audiophile le plus exacerbé dans le bon sens cet amplificateur possède un suivi legato digne de productions bien plus onéreuses.

Toute la qualité principale de cet intégré est axée dans ce sens. Relativement dynamique et d’un timbre des plus juste, il fera le bonheur notamment des amateurs de Brahms, Litz et Horowitz.

Le MA260 distille avec classe, une ouverture dans le médium aigu laissant passer l’air entre les instruments avec de très belles transitions entre chaque note.

Il ne lui manque que le coffre de son principal concurrent français pour totalement convaincre sur tous les registres musicaux.

Sur du rock ou des pièces de jazz plus intenses, le petit MA 260 reste digne, apportant toujours cette capacité d’analyse pour un grand suivi mélodique avec plus de contours et de lumière que le Gold Note S1.

Malheureusement, il lui manque quelques watts pour idéaliser le tableau dans les parties de registres inférieurs.

Le MA 260 apporte une haute résolution, une transparence sans faille qui aurait juste mérité un peu plus d’aisance en terme d’énergie.

Il faudra là aussi privilégier des enceintes deux voies comme les enceintes Mulidine Bagatelle/Allegretto ou Jean Marie Reynaud Folia et le tour est joué.

La conclusion est simple. Le Van Medevoort MA260 vous fait rentrer de plain-pied dans l’univers audiophile pour un budget acéré.

La contrepartie est une connectique analogique restreinte et un DAC de qualité avec une entrée USB un peu dépassée du point de vue argument technique.

Personnellement, je rêve du même appareil sans l’option DAC avec 20 watts de plus et on a la machine parfaite à un tarif très étudié.

 

Conclusions

Le choix est particulièrement difficile et la guerre fait rage dans cette zone de prix fortement bataillée par nombre de concurrents potentiels. Ce comparatif démontre que dans une tranche de prix abordables, il est difficile de concilier capacité de résolution, dynamique et puissance, beauté de timbre et scène sonore avec facilité de fonctionnement.

L’ YBA Heritage A100 est un bon compromis entre résolution dynamique, plaisir musical et fonctionnement simplissime. Sans défaut apparent c’est un appareil bien étudié et superbement bien construit dans sa zone de prix. C’est peut être un peu le défaut de ses qualités étant bien équilibré sans avoir un registre où il excelle. Il lui manque un peu de séduction sonore pour être le total gagnant de ce comparatif.

Le A100 est un choix de raison pour celui qui écoute musique moderne blues et rock faisant des incursions périodiques dans le classique et le jazz.

Le Van Medevoort MA 260 est un peu l’antithèse privilégiant avant tout une véracité musicale de haute volée au détriment d’une possibilité d’utilisation plus abordable et moins élitiste. Le parti pris fonctionne et l’audiophile amoureux de musiques complexes jazz et classique plongera indéniablement vers cet ampli.

Le Cambridge 851A chasse d’autres terres et sera redoutable avec ses 120 Watts pleins de vie sur des goûts musicaux plus actuels au sein d’une installation moderne. Il sera l’outil parfait avec son mode Bypass pour une écoute, inséré dans un ensemble mi-home cinéma mi-Hifi par exemple.

L’italien Gold Note S1 Anniversary rappelle ces amplificateurs atypiques comme le fameux « monstre de Hiraga » dont on tombe amoureux dans l’instant ou que l’on déteste. Il est un cas particulier qui donnera beaucoup de plaisir à celui qui comprendra sa philosophie privilégiant une beauté sonore esthétique tranchée, basée sur le timbre avant tout et le suivi musical.

Le S1 Anniversary est l’amplificateur par excellence, dédié aux enceintes à large bandes mono voies comme Michel Fertin ou Supravox par exemple.

Mon choix personnel penche pour le Van Medevoort MA260 en tant qu’audiophile irrécupérable mais force est de constater que la majorité des amplificateurs de ce dossier excellent dans leur domaine respectif.

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