xmos-192-profil

Publié le 19 décembre 2013 à 18 h 06 min | par Richard

Audiophonics Xmos USB SPDIF Test

Audiophonics très dynamique ces temps-ci, propose deux interfaces USB SPDIF avec des options plutôt intelligentes. Ouvert sur le monde du « do it yourself » (faire soi-même) , ces deux boîtiers bien assemblés seront les compagnons idéaux pour votre DAC Hi-Fi.

Ces interfaces seront le lien parfait pour ne rien perdre de la sortie USB de votre ordinateur vers votre convertisseur audio branché en coaxial SPDIF. Doté d’un très faible jitter (4.6 pico secondes), de trois oscillateurs (horloges) répondant à toutes les fréquences d’échantillonnages, voilà de quoi lire vos fichiers en 24 bits 192khz avec une option pour les fichiers DSD et DXD 32bits 384khz  si vous êtes bricoleurs et adeptes du DIY.

Audiophonics Xmos 192 :

Cette jolie interface noire et verte est d’une simplicité enfantine à utiliser. Comme sa grande sœur, il suffit de la brancher via le connecteur USB sur votre ordinateur et de télécharger les drivers adéquats pour votre Windows 7 ou 8. Les fan boys Macintosh n’auront même pas à installer de drivers. L’interface sera reconnue dans l’instant par Mac OS X jusqu’à Maverick sans souci.

XMOS_USB_DSD_192

Les « linuxiens » seront aussi privilégiés. Attention tout de même d’avoir un kernel très récent et plutôt des distributions d’origines Debian (Ubuntu entre autres). Les utilisateurs de Raspyfi et autres fork dérivés sont aussi de la partie et ça c’est cool ! Une fois le driver Win7/8 installé (2 minutes) et un câble SPDIF coaxial 75 ohms de qualité relié à une entrée de votre convertisseur, la musique dématérialisée vous ouvre ses portes.

Audiophonics Xmos 384 :

Partageant les mêmes drivers que la Xmos 192, la procédure d’installation sera la même que pour sa petit sœur. La grosse différence entre les deux interfaces viendra surtout du confort d’utilisation via un afficheur bleu lisible et la finition du boîtier entièrement en aluminium brossé.

XMOS_384_USB_DSD_1

Le Xmos 384 possède un connecteur magique en plus de la SPDIF du Xmos 192. Un port HDMI sur une norme propriétaire permettant de décoder les formats DXD et DSD avec des DAC 32 bits dans leur intégralité. Attention tout de même, cela demande quelques connaissances en électronique. (Ce port sur connecteur HDMI n’est pas compatible avec un appareil à la norme HDMI !)

Mais comme nous allons le voir, la différence entre les deux interfaces Audiophonics Xmos n’est pas que cosmétique et technique.

A qui s’adressent ces interfaces USB SPDIF ?

La première réponse coule d’elle même. Pouvoir relier son ordinateur sur un convertisseur dépourvu d’une entrée USB. Mais pas que…

Sur un convertisseur de bonne qualité avec une entrée à la norme USB 1.0 vieillissante en 16 bits 48khz, les Audiophonics Xmos apportent la compatibilité haute définition 24 bits 192khz mais aussi un meilleur traitement numérique. Sur notre Atoll DAC 100, ancienne génération, l’évolution sonore est énorme !

Xmos-384-header

La Xmos 192 fait jeu égal avec l’entrée du X SABRE. La X384 s’avère légèrement supérieure sur le timbre et une légère aération en plus. Bien-sûr, ceci est valable si vous possédez un bon câble ou adaptateur SPDIF 75 Ohms de qualité.

Les « Diyeurs » et les dingues du fer à souder comme moi seront ravis de voir la sortie au format I2S sur ces interfaces. Que ce soit la Xmos 192 ou 384, cette sortie permettra d’attaquer un DAC 32 bits (SABRE ES9018) au maximum de ses possibilités et donc de profiter des fichiers DSD et DXD 32 bits 384khz.

Ce branchement prévu d’origine via une connectique HDMI propriétaire sur la Xmos 384, demandera un peu plus de réflexion et d’huile de coude sur le X192. Mais l’équipe de Audiophonics vous sera certainement d’un grand secours et quelques indications sont déjà sur le site. Bref, l’arme ultime pour les possesseurs de serveurs Raspi-Fi, de DAC PS Audio ou tout autre DAC avec une entrée I2S.

Description technique détaillée intérieure

Audiophonics Xmos192

L’interface Xmos 192 est un boîtier USB SPDIF de 70 grammes avec une entrée USB au format 2.0 Audio Host 24bits 192khz et possédant une sortie sur Cinch SPDIF. Des possibilités d’évolutions I2S pour sortir un signal en 32bits 384khz est prévu en soudant directement sur le circuit imprimé grâce à ce schéma :

XMOS schéma

Ce schéma correspond au système de branchements des DAC de chez PS AUDIO pour info.

Les composants passifs et actifs :

La régulation de tension se fait par deux classiques AMS 117 en 1.8v pour la puce d’entrée USB SMSC et 3.3v pour le XMOS S1 L1. Toutes les résistances sont CMS. On distingue deux condensateurs CMS haut de gamme Tantale et d’autres plus communs en céramique. La qualité de soudure est dans la bonne moyenne, rien de bien critique. Bien évidemment, les signaux provenant de l’USB sont traités en asynchrone.

Trois horloges en CMS de haute qualité respectivement de 13mhz, 22.5mhz et 24.576mhz sont de la partie. Au moins, on peut répondre à tous les cas de figure les plus ésotériques, du 88.2khz au 176.4khz. Seul le 132.3khz ne passe pas (oui je sais, ça ne sert à rien 44.1khz fois 3)

Le chips de gestion d’entrée USB, le SMSC 3318 de chez Microchips permet une isolation des décharges électrostatiques ESD et une régulation du 3.3v.

interface-usb xmos192

Les puces USB AUDIO programmables Xmos :

Il existe une myriade de puces dévolues à cette usage. Xmos, Tenor, Cmedia, TI, Atmel, Xilinx, Saviaudio, proposent tous à leurs catalogues des chips intégrés de type FPGA, microcontrôleurs ou dérivés, avec interface HID (Human Interface Device) à reprogrammation en langage C++.

La XMOS XS1 L1 est un peu le nouveau chouchou sur le marché. Simple, facilement alimenté en 3.3v avec un jitter très bas si on respecte bien les recommandations constructeurs. On la retrouve chez un paquet de constructeurs Hi-Fi. Meridian, Arcam, Musical Fidelity, Lindemann, M2Tech, Anedio, Stello, Atoll, Meitner, Mircromega, la liste est longue comme le bras.

La puce Xmos est de référence Sk1220l1 puisée dans le catalogue tentaculaire du constructeur anglais. Au cas où vous ne le sauriez pas, comme d’innombrables structures d’aujourd’hui, Xmos ne fabrique aucune puce.

La société sous-traite chez des fondeurs de chips, se gardant la propriété intellectuelle et la conception de ses circuits intégrés. Nvidia, concepteur bien connu du monde de la carte graphique, utilise ce type de production depuis plus de 15 ans. (fabless company ou association).

Audiophonics Xmos384 :

La seule différence entre la Xmos 384 et la Xmos 192 en terme d’électronique est la carte d’entrée et de sortie sur une carte fille de couleur verte sous la carte principale strictement identique à la XMOS 192. Le transfo d’entrée 75 ohms de chez Pulse étant déporté sur la carte fille ainsi que le contrôleur d’entrée supportant aussi le connecteur au format I2S. Comme on le verra, il y a de légères différences à l’écoute entre les deux modèles.

Xmos-384-intérieur

Evidemment, sur la Xmos 384 on dispose d’un meilleur boîtier en alu brossé et d’un afficheur indiquant clairement les fréquences d’échantillonnage ainsi que d’une sortie au format I2S sur connecteur femelle HDMI. (Attention ce connecteur n’est pas à la norme HDMI, surtout ne pas le brancher sur un appareil à la norme HDMI).

La sortie I2s pourquoi faire ?

Cette sortie permet l’exploitation des fichiers DSD 64, 128 et des fichiers DXD 32bits 384khz. Autre avantage, la partie Data est séparée du signal horloge. Bien-sûr, il faudra que votre convertisseur possède une entrée de ce type sur connecteur RJ 45 (M2TEch) ou HDMI (PS Audio) ou RS 232 (Superlink CEC).

Voici le schéma des pin out de la HDMI compatibles avec les convertisseurs PS AUDIO. Mais rien n’empêche de faire son câble avec une Rj45 ou tout connecteur compatible.

HDMI Interface

PIN #

PCM

DSD

1

DATA +

DSD DROITE +

2

NON UTILISE

NON UTILISE

3

DATA-

DSD DROIT

4

BCK +

SCLK +

5

NON UTILISE

NON UTILISE

6

BCK-

SCLK-

7

LRCK +

DSD GAUCHE +

8

NON UTILISE

NON UTILISE

9

LRCK-

DSD gauche

10

MCLK +

MCLK +

11

NON UTILISE

NON UTILISE

12

MCLK-

MCLK-

13

NON UTILISE

NON UTILISE

14

DSD = 0

DSD = 1

15

DSD / PCM MUTE

DSD / PCM MUTE

16

NON UTILISE

NON UTILISE

17

GND

GND

18

5V

5V

19

GND

GND

 

Des évolutions sans limite ou presque :

L’intérêt de ces interfaces réside dans leur construction. Audiophonics propose une pléiade d’options.

Option alimentation :

Si vous désirez un meilleur courant sans « effet de ripple  » sur votre USB, Audiophonics propose un kit voire plusieurs, concernant la partie alimentation. Grâce à un câble isolant la partie 5v, on peut brancher n’importe quelle alimentation respectant la norme USB, 5 Volts 0.5 Ampères soit 2.5 watts.

Deux versions de câbles existent. J’ai volontairement mis la plus grosse alimentation, d’autres de tailles plus raisonnables et moins chères sont au catalogue.

adaptateur USB-B alimentation externe
adaptateur USB-B_USB-A

alimentation_lineaire

Comme on peut le voir, l’installation des drivers Asio et USB 2.0 Audio High Speed se passe à merveille. On voit même que les Xmos sont bien les horloges maîtres (asynchrone). Il y a même une option pour mettre à jour le firmware. La classe !

asio-menu-foobar

asio-option

xmos-clock

Sur les MAC et Linux pas besoin de pilotes USB High Speed. Oui les deux interfaces marchent sur Os X Maverick.

XMOS_USB_DSD

 

 

Conditions d'écoute :

Petite balade de convertisseurs sur lit de chaîne Hi-fi et Home cinéma.

audiophonics-Xmos-384-384-khz

Gravitant dans un monde audiophile de geek fous et du home cinéma, j’ai pu écouter les deux interfaces avec des configurations hétéroclites, les interfaces, mon portable Asus X5m I7 le tout dans mon sac à dos, pendant plus d’une semaine.

A chaque fois, les deux interfaces transmettaient le son en numérique de mon ordinateur portable Asus. Seule l’installation avec l’amplificateur Yamaha RXA 2020 a fonctionné sur un MAC avec OSX Snow Léopard et Itunes en bit perfect via plug in.

Voici donc la liste pèle mêle des appareils branchés en SPDIF avec ces interfaces :

Convertisseurs audio DAC :

Atoll DAC 100 et Atoll DAC100 SE, Matrix X-sabre, Wadia 15, Sony DAS R1, Teac UD H01, NAD D1050, Advance Acoustics MDX600.

Amplificateurs home cinéma avec entrées numériques :

Yamaha RXA-2020, Yamaha Rxv-3800 plus Atoll In200 en frontal, Kenwood VRS N8100.

Résultats :

Autant le dire tout de suite. Hormis sur le DAC Matrix X Sabre et le DAC 100Se Atoll , les deux interfaces ont apporté un plus évident en terme de lectures d’informations sur tous les DAC et récepteurs home cinéma précités. A chaque fois, plus de précision, « moins de crispation du son » et de la musique à revendre.

Sur le X SABRE et le Atoll DAC100 SE, seule l’interface Xmos 384 s’est avérée un poil plus séduisante à l’écoute jusqu’en 24bits 192khz avec un sentiment de meilleure assise sur les notes. La Xmos 192 est très voisine de l’entrée du X SABRE à l’écoute. Sur L’Atoll, la différence avec le Xmos192 est minime, le Xmos 384 apporte un timbre que je trouve plus beau mais on rentre dans le subjectif.

audiophonics-xmox-attack

Mais comme je suis un tordu audiophile dans l’âme et que je ne suis pas prêt d’en guérir, j’ai bien-sûr comparé avec mon interface Audio GD V3.0 et l’Audiophonics U-SABRE.

Il est très difficile de départager en mode Wasapi ou Asio sur Windows 7, mon Audio GD V3 de La Xmos 192 qui est un poil plus rentre dedans à l’écoute que mon Audio GD.

Mais dire que l’une ou l’autre est supérieure me semble impossible. L’Audio GD plus chantante dans le bas du spectre, l’Audiophonics plus informative à d’autres endroits de la bande passante audible.

La X384 marque un avantage réel par-contre, avec un côté plus doux et un poil plus de délié. Aie ça fait mal… Du coup l’Audio GD vient de partir sur le second système du bureau pour une retraite bien méritée avec le casque AKG K701.

La différence auditive entre la XMOS 192 et la XMOS 384 est plus que troublante, les deux interfaces partageant les mêmes puces et horloges. Seule une carte fille sous la carte principale diffère de la Xmos 192. On aperçoit d’autres régulateurs et un contrôleur de plus. Le boîtier aluminium n’est peut être pas non plus innocent dans ce résultat.

La somme de ces petites modifications par rapport à la Xmos 192 apporte un supplément de lisibilité audible surtout sur de gros systèmes.

Le pauvre petit Audiophonics U-SABRE en SPDIF n’a pas tenu très longtemps la comparaison malgré ses qualités. Les Deux Xmos étant supérieurs en tous points.

Les deux interfaces ont bien-sûr été testées aussi sur le système principal de Culturehd.com et le système d’un ami audiophile de longue date :

cat-news-son

Sources :

  • Ordinateur Asus portable X5MJ avec Foobar en mode WASAPI et ASIO. Ordinateur assemblage carte son Asus Essence PCI.
  • Interface Audio GD 3.0 USB/SPDIF. Audiophonics U-sabre.
  • Convertisseurs DAC : Matrix X Sabre. Atoll DAC 100Se. Atoll DAC 100, Wadia 15, Sony DAS R1.

Amplifications :

  • Atoll In 100Se. Atoll In 200. Nad C326Bee.

Enceintes :

  • Dynaudio Craft. B&W Cm9.

Casques :

  • Akg K701 avec amplificateur Matrix M-stage.

Câblages :

  • Taralabs Prism 500. Kimber PBJ. Audiophonics DIY silver. Anticable série 2. QED. Van Den Hul Clearwater. USB Kimber AG, Furutech Gt2, Supra USB.

Système d’un ami :

  • PC portable Asus X5m Win 7 Foobar asio et wasapi.
  • DAC Wadia 15.
  • Electrocompaniet EC4.7.
  • Electrocompaniet AW 250.
  • Enceintes JBL 4430 (filtrage « upgradé » avec condensateurs Obligato et Mundorf par votre serviteur)

TEST !

Gregory Porter Liquid Spirit 16bits 44.1khz Wav.

Gregory-Porter

Il est toujours surprenant d’entendre des différences sur des interfaces purement numériques. Mais pourtant le résultat est bien là. Les Xmos 192 et 384 sur un convertisseur vieillissant apporte une seconde jeunesse.

Écoutées sur un vieux DAC Wadia 15 (1998) encore vaillant et un Sony DAS R1 datant de Mathusalem (1987), ces interfaces apportent plus de lisibilité, plus de musique tout simplement par rapport à la sortie optique du PC ou la sortie SPDIF de ma carte son Asus Essence pourtant de qualité sur mon ordinateur de salon.

wadia15 super old dac

Le morceau Liquid spirit avec la voix Soul de Gregory Porter est posée au millimètre.

Le coup de grâce provient de l’interface Xmos 384. Le Wadia 15 est transfiguré. La différence spécialement sur ce vieux convertisseur haut de gamme procure un bond en avant immense. Le Wadia 15 montre qu’il en a encore sous le capot malgré ses 16 ans !

La X192 apporte plus d’info et de précision, la X384 apporte matière, délié et une profondeur dans le son. C’est presque subjuguant. Le piano est vraiment en arrière du chanteur avec une présence à en avoir le frisson.

L’empirique Sony DAS R1 que je garde par nostalgie, marque le poids des âges mais retrouve aussi un peu plus d’infos et surtout une douceur qui lui faisait défaut.

sony-dasr1

Sur le DAC 100 Atoll de 2010, l’entrée USB class 1.0 en 16bits 48khz se fait hacher menu. Que ce soit avec le Xmos 192 ou Xmos 384 branché sur une des entrées SPDIF coaxial, ce petit DAC prend son envol. Ca n’est même pas comparable… Si vous avez un vieux DAC 100, vous savez quoi faire…

Sur l’Atoll DAC 100 version SE cette fois-ci, la différence est moindre mais existe. Des informations noyées en second plan apparaissent là où l’entrée USB intégrée de ce DAC est un poil plus flou avec moins de précision. Mais on est dans l’ordre du subtil.

dac100 famille

Rachel Podger, J.S Bach, double concertos, label Channel Classic, WAV 24bits 192khz de chez Qobuz.

bach 24bits 192khz

Sur ce morceau 24bits 192khz en haute définition, les différences sont encore plus marquées. Les Xmos 192 et plus encore 384 sont rigoureuses avec une précision au laser. Rien n’échappe à l’auditeur. Les violons sont un délice.

On est saisi par le nombre d’informations. Rien à dire. Ces petites boites marchent du feu de dieu. Les petits convertisseurs comme le Teac UD H01 qui ont des entrées USB un peu problématiques sur les fichiers HD viennent de trouver l’arme ultime avec le Xmos 192 pour moins de 100 euros.

Par rapport à l’entrée de mon Matrix X Sabre, disons les choses clairement. La Xmos 192 est sensiblement de même qualité avec peut être un poil plus de rigueur.

La Xmos 384 apporte une aisance, une facilité qui me semblent supérieures.

 

Martial Solal Live at the Village Vanguard 16bits 44.1khz Wav.

Martial solal village venguard

Sur Martial Solal, cet excellent live avec une prise de son naturelle, on retrouve les mêmes constatations que sur Rachel Podger. Le Xmos 192 est une bonne interface, droite fournissant beaucoup d’infos et un grave tonique. Elle sera l’alliée des petits convertisseurs pour une évolution pas chère et de qualité.

La Xmos 384 est un avion de chasse. Cette interface va dans le même sens que sa sœur Xmos 192 mais avec un feeling terriblement séducteur. Du grave à l’aigu, un autre monde s’ouvre.

Tout est détouré à la perfection, facilement lisible avec des arrière-plans donnant du sens et de la crédibilité au lieux d’enregistrement. Les inflexions de Solal passent comme une lettre à la poste avec une lisibilité rarement entendue.

Conclusions

Les interfaces numériques Audiophonics Xmos sont plus que pertinentes. Si vous possédez un convertisseur qui date un peu, que vous désirez passer à la musique dématérialisée sur ordinateur, les Xmos 192 et 384 sont tout indiqués pour une évolution réelle à tous niveaux.

Belles qualités sonores, bonnes fabrications, prix compétitif sur un marché où la bataille fait rage. La Xmos 192 se positionne comme une concurrente du pionnier italien M2Tech. La clé USB M2tech face 2, a quelques similitudes techniques comme le micro contrôleur Xmos L1 et deux horloges.

La Xmos 192 est plus facile à bricoler pour les amateurs du fer à souder et ouvre les portes du DSD et du DXD pour peu que vous soyez un amateur éclairé en électronique. La clé USB M2Tech Face2 plus compacte sera le compagnon idéal des ordinateurs portables évitant un câble de plus.

La Xmos 384 est un cas un peu différent. Dotée de grandes qualités musicales et de son connecteur de sortie I2S, elle navigue plus haut. Elle peut attaquer tous convertisseurs à entrées I2S en bricolant un câble adapté pour lire les fichiers DSD et DXD. Dans certains cas, elle pourrait s’avérer supérieure à une entrée USB un peu déficiente sur un DAC low-cost.

Bien-sûr, il existe des interfaces supérieures en terme de fonctionnalités prêtes à l’emploi. On pense immédiatement à la M2tech Evo livrée clefs en main, avec une connectique pléthorique dont l’i2S sur Rj 45 et une option pour un transfo séparé sur 7 V sans sortir le fer à souder.

L’audiophile très exigeant ira voir du côté de la magnifique DIR Audiophileo 1 et 2. Cette interface USB SPDIF extrême sur microcontrôleur Atmel avec 2.6 pico seconde de jitter est à un tarif en conséquence.

Mais si vous ne pouvez vous offrir ces références sur le marché, les Xmos 192 et 384 sont tout indiqués avec de grandes possibilités d’évolutions si vous êtes adeptes de la secte du fer à souder. Mais déjà en l’état, elles sont redoutables. Je remercie grandement Audiophonics pour m’avoir prêté ces deux interfaces démontrant un sacré savoir faire.

http://www.audiophonics.fr/audiophonics-uxmos384-interface-digitale-usb-vers-i2sdsdspdif-p-8376.html

http://www.audiophonics.fr/audiophonics-uxmos192-interface-digitale-usb-vers-i2sdsdspdif-p-8375.html

Audiophonics Xmos USB SPDIF Test Richard

Audiophonics Xmos

Qualité de fabrication perçue
Définition
Dynamique
Cohérence/ beauté des timbres
Précision
Facilité d'utilisation

Conclusion: Des interfaces USB efficaces avec un bon rapport qualité prix.

4.2


Pour :

  • Rapport qualité prix.
  • Option DSD/DXD pour les bricoleurs.
  • Finition de la Xmos 384.
  • Compatible 88.2khz et 176.4khz.
  • L’efficacité de Audiophonics.
  • Apporte un gros gain sur des convertisseurs anciens.

Contre :

  • La couleur verte du Xmos 192. :)
  • Proposer des câbles HDMI compatibles CEC I2S Superlink et RJ45 ?

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19 Responses to Audiophonics Xmos USB SPDIF Test

  1. Jean-Louis says:

    Bonjour Richard.

    Merci infiniment pour ce test très complet sur ces interfaces Xmos Audiophonics.

    Lorsque le VLink192 Musical Fidelity à base de cette même XMos est sorti, j’avais constaté le bon musical spectaculaire de mon petit DAC V-DAC NF, très surpris d’obtenir une telle amélioration sans changer de DAC. J’ai alors réalisé que la pureté du signal entrant vers le DAC est déterminante pour la reproduction musicale.

    Or, ces 2 interfaces offrent une opportunité d’amélioration d’un grand nombre de DAC pour un budget accessible; c’est une sacré avancée !

    L’excellent câble USB Supra ou comme moi, Wireworld uv (très proches à l’écoute semble-t-il mais le tarif est à l’avantage du premier; belle découverte !) + l’une de ces interfaces donnera le plus souvent une reproduction musicale en net progrès.

    A noter les résultats qui ne cessent de m’étonner musicalement : Netbook, Interface XMos, DAC AUDIO-GD 11.32, petit SMSL SA-50 (+ alimentation SMPS 300 RE) + câbles en liaison numérique et DAC / ampli avec les Van Den Hul The Firts Ultimate « tout carbone ».

    Vous avez testé ici même beaucoup de ces appareils (remarquable DAC choisi grâce à votre article); le résultat ravira davantage les mélomanes que les hifistes à la recherche de sur définition, mais c’est musicalement bluffant de naturel, de détails et de vie (quelles voix !!) !

    Comme quoi, obtenir un résultat musical respectueux des artistes et musiciens n’est pas forcément hors de prix.

    Bonne continuation pour votre excellent site et … bonnes fêtes à toute votre équipe :)

    Bien cordialement.

    • Richard says:

      Merci Jean Louis pour vos commentaires. Mes deux acolytes et moi même, vous souhaitons de bonnes fêtes.

      Oui le Wireworld ultraviolet va dans le même sens que le Supra avec un peu plus de détourage dans le bas encore. Par contre le Supra a un médium dont je ne me lasse pas. Deux très bons câbles. En Janvier je pense pouvoir faire un test de la gamme USB Kimber aussi.

  2. Jean-Louis says:

    Merci pour votre réponse.

    Question concernant le réglage du pilote Xmos (très semblable sur le VLink192) dont vous montrez l’image dans ce test; si le réglage de la latence minimum semble logique (encore que … je ne sais pas trop ce que c’est …), celui de la taille du « buffer » (mémoire tampon j’imagine) n’est pas trop évident non plus.

    Embêtant car très sensible à l’écoute, il suffit de positionner la latence sur « moyenne », le buffer sur 2048 pour entendre nettement la perte de la qualité de la reproduction musicale. Quel est votre conseil ? Pour le moment le buffer chez moi est réglé à 512.

    En dessous windows prévient que la taille de ce buffer serait trop petite en ASIO.

    Peut être tout cela mériterait-il un jour un petit article pour comprendre, rien qu’un peu, ce que tout ça veut dire :)

    Merci !

    Bien cordialement.

    PS. Bien noté pour l’essai prochain d’un Kimber USB (marque que je n’ai jamais personnellement testée, mais il y en a tant …).

    • Richard says:

      Concernant les réglages de buffer et latences, le sujet est vaste sur les forums notamment. Au même titre que les câbles peu ou pas de mesures corroborent avec un ensemble de constatations faites par les auditeurs de Hi-Fi. Certains le ressentent, d’autres non.

      Personnellement je le ressens. Mais rien ne vaut la mesure et la critique scientifique.

      J’ai une théorie sur ce problème. Je confronterais ma vision avec un ami du CNRS, pointure dans le domaine de l’électro-magnétique, mesure à l’appui. Si la démarche n’est pas scientifique elle n’a pas d’intérêt. Nous y pensons depuis longtemps déjà.

      La taille d’un buffer ne devrait pas en théorie influé sur le résultat auditif sur un aussi faible nombre d’échantillons numérique. Mais j’ai ma petite idée derrière la tète. Je pense que le problème n’est pas informatique. Si les mesures corroborent ma théorie, je ferais un article.

      Chez moi je suis à 4ms de latence et 64 ou 128 de buffer. Mais j’ai un ordi optimisé en conséquence.

  3. THEROND says:

    Bonjour,
    Superbe test des interfaces Xmos Audiophonics.
    Ces interfaces sont elles compatibles avec un NAS (Je possède un Synology DS213J)
    Actuellement, mon NAS est en liaison USB avec une carte son E-MU 202 relié elle même au preampli.
    La configuration suivante: Nas Synology –> Xmos –> DAC Van Medevoort DA466 –> Préampli apportera t’elle un plus? (Je précise que mon DAC a des entrées USB 16B/50lHz, mais des entrées S/PDIF 24B/192kHz.
    Merci

    • Richard says:

      Bonjour merci pour vos remerciements. J’ai contacté toutes personnes capable de me répondre dans les plus brefs délais, et vous fourni la réponse des que j’ai du tangible. Bonne journée.

  4. Richard says:

    Après petite enquête il y a des incompatibilités USB class 2.0 entre les interfaces à base de xmos (audiophonics, m2tech..) Notamment avec DSM 4.1 et la gestion du volume de l’audio station. La probabilité la plus certaine serait du au kernel LINUX avant la version 2.6.32.

    La logique voudrait qu’un kernel Linux récent et une mise à jour au delà de DSM 4.2 serait bénéfique.

    Je vous engage à demander au support technique (en anglais) de synology des précisions de leur part au lien qui suit.

    https://myds.synology.com/support/support_form.php?lang=enu

  5. JPH says:

    Bonjour,
    Merci pour ce test très complet et claire. Est ce que le test a été fait avec l’ alim. externe en présentation?

    Si non est-ce qu’une alim. externe améliorera le rendu sonore et musical?

    Je pense que cela donnera une seconde vie a mon vieux dac Audio Alchemy.

    Merci par avance de votre réponse

    Cordialement

    • Richard says:

      Bonjour. non, nous avons pas tester l’alimentation avec. Si vous avez un Pc portable sur batterie, l’alimentation n’aura pas ou peu d’influence. si vous possédez un ordinateur conventionnel, oui l’alimentation peut être un plus. Si vous êtes l’heureux propriétaire du légendaire DAC DDE (v1 v2 v3) oui ca sera bénéfique.

      • jph says:

        Bonsoir,

        Merci encore pour cette réponse rapide, effectivement il sera raccorder un PC dédié « audiophile » récent.

        Oui c’est bien le Dac Audio Alchemy V2.

        J’aimerai avoir votre conseil pour le choix d’une alim qui permettra à ce convertisseur USB/SPDIF de mieux s’exprimer.

        Encore Bravo, je serai un lecteur assidu de vos tests.

        Cordialement,

        • Richard says:

          Bonsoir Jph. Le mieux est de demander conseil à Audiophonics. ils ont des alimentations toutes prêtes pour le Xmos 192 et 384 avec adaptateur.

  6. Rod says:

    Bonjour Richard,Auriez-vous essayé cette interface disponible chez audiophonic?

    http://www.audiophonics.fr/xmos-interface-digitale-usb-vers-spdif-tcxo-24192khz-p-8660.html

    Ces TXCO sont-ils de vrai plus par rapport à la XMOS192?

    Cdlmt.

    • Richard says:

      Non je ne connais pas mais ca ma l’air très proche en fonctionnement de la Xmos 192. D’autant plus que l’on peut l’alimenter séparément à priori. Avec ses trois TXCO ca me semble d’un sacré bon rapport qualité prix !

  7. Bruno says:

    Bonjour,

    Merci déjà pour ces articles DACumentés. J’avoue, je suis perdu … J’ai un Ampli Onkio A8800 qui dispose d’une entrée coaxial digitale et je souhaite à partir de mon PC lire des FLAC sur cet ampli. Alors que choisir à moindre coût ? Entre les DAC usb, les assynchrones et autres joyeusetés ça devient pléthorique comme choix. Un conseil ?

    • Richard says:

      bonjour,
      le DAC dans le onkyo A 8800 est un peu dépassé. je vous conseil donc l’achat d’un DAC USB de qualité à votre budget. Si vous êtes sous Windows, les logiciels Foobar ou Jriver sont parfait pour lire du Flac.

  8. Laurent V says:

    Bonjour,

    Super article même je suis assez peu calé en électronique audiophile.
    Mon souhait est de sortir le son de mon PC (Asus N56V?, ou de mon iPod, voire de mon android sur ma Hi-Fi en utilisant le DAC d’une platine HD970 de Harmann Kardon le tout évidemment depuis leurs sorties USB respectives.

    Déjà je ne sais pas si c’est une bonne idée… En fait j’ai pas forcément envie d’acheter un autre DAC car celui de la platine semble tout de même assez performant ( je me trompe peut-être, je n’ai pas l’exigence d’avoir le top du top ).

    En outre je me demande si ce genre d’interface peut apporter qqch : http://www.audiophonics.fr/info-interface-usb-vers-spdif-24bit96khz-te7022l-p-5850.html ? ou la sortie optique de mon PC sera t’ elle meilleure ??

    Bref, je suis un peu perdu sur la qualité des composants en ma possession et cherche le meilleur compromis … Si il me faut un nouveau DAC all-in-one pourquoi pas mais le but est dépenser le strict nécessaire.

    Merci pour votre aide ;)

    Laurent

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